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Les pathologies osseuses

Où se situe votre douleur ?

Orteils en griffe

Les griffes d’orteils correspondent à une déformation des orteils en crochet.

Il existe plusieurs types de griffe en fonction du niveau déformation. Ainsi nous retrouvons les griffes proximales (déformation dans l’articulation inter phalangienne proximale), les griffes distales (orteil en marteau), les griffes totales et inversées.

 

La déformation la plus fréquente est la griffe proximale (du 2ème orteil) secondaire à un hallux valgus. Du fait de la déformation du premier rayon qui pousse le 2 ème. Celui-ci aura tendance à “monter”. L’hyper extension de la première phalange va sursolliciter la plaque plantaire qui va se distendre puis rompre. La griffe initialement dynamique (possibilité de réduire la déformation) devient alors fixée (incapacité à étendre l’articulation du fait des rétractions). La rupture de la plaque plantaire peut à terme entrainer une luxation de l’articulation métatarso-phalangienne.

 

La déformation distale ou orteil en marteau est due à une rétraction du tendon du long fléchisseurs et est responsable d’une flexion de la dernière phalange avec un hyperappui de la pulpe de l’orteil.

La gêne est généralement située sur la zone de frottement avec la chaussure en cas de griffe proximale ou sur la pulpe en cas de griffe distale par hyper-appui à ce niveau.

Il se forme généralement un durillon (« cor au pied ») qui peut s’ulcérer en cas de frottement trop important et conduire à l’infection de l’articulation.

En cas de luxation de l’orteil peuvent apparaitre les métatarsalgies (douleurs sous le pied à la marche) par défaut d’appui pulpaire des orteils.

Les indications opératoires 

 

Une intervention est envisagée lorsque ces déformations sont douloureuses et résistantes aux soins de podologie. L’aspect inesthétique ne représente jamais à lui seul une indication opératoire.

 

L’intervention chirurgicale et ses suites 

 

L’intervention est habituellement (sauf contre-indication) pratiquée en ambulatoire.

Elle se déroule sous anesthésie loco-régionale (seule pied va être endormi pour l’intervention), ce qui permet un contrôle de la douleur pendant 24 à 36 heures post-opératoires.

 

Celle-ci peut être réaliser soit en percutané seul, soit par une cicatrice sur le dos de l’orteil.

 

  • En cas de griffe dite « réductible »,  la chirurgie peut se dérouler en percutané. Celle-ci consiste en la détente ou la section de certains tendons et la réalisation d’ostéotomies des phalanges (fractures accourcissantes) à l’aide d’une fraise percutanée.
  • En cas de griffe fixée, une arthrodèse (blocage de l’articulation) peut être réalisée pour réaligner l’orteil. Celle-ci peut intéresser l’articulation proximale ou distale en fonction des déformations. Elle est fixée par un implant ou une broche en fonction des habitudes/nécessités.

Il est important de noter que , quelque soit le mode de prise en charge un orteil opéré est un orteil enraidi.

A la fin de l’intervention, votre chirurgien réalisera un pansement avec des bandes élastique qui s’apparente à un plâtre. Il a pour but de maintenir la correction effectuée et ne doit en aucun cas être manipulé par une autre personne qu’un chirurgien spécialiste du pied d’UNEOS.

 

L’intervention terminée, vous retournez en service d’ambulatoire et pouvez marcher immédiatement sous couvert de votre chaussure orthopédique préalablement prescrite par votre chirurgien.

Le retour à domicile se fait après quelques heures de surveillance.

 

Votre chirurgien va vous remettre une liste de consignes qu’il faut impérativement respecter pour éviter le gonflement du pied et donc la douleur post-opératoire :

 

  • Prendre des antalgiques dès son retour à domicile, même si vous n’avez pas mal car le pied est endormi. Il faut anticiper la douleur. Après 4 jours, vous pourrez commencer à diminuer les antalgiques en fonction de votre ressenti.
  • La marche est possible sous couvert des chaussures tout de suite après l’opération, mais il est important de marcher 10 minutes par heure maximum la première semaine pour éviter l’œdème et la douleur.
  • Entre les périodes de marche, le pied doit être surélevé au dessus du niveau de la hanche.
  • Un glaçage régulier du pied permet de diminuer l’œdème post opératoire.
  • Enfin, le pansement doit être maintenu propre et sec.

 

Le premier contrôle post-opératoire sera planifié aux alentours de J30 post opératoire. Le pansement sera retiré par l’infirmière à domicile la veille de la consultation et vous devrez faire une radio de contrôle avant la consultation.

 

Le délai de convalescence moyenne est de 2 mois, toute reprise du sport ou des talons est à proscrire avant 3 mensualités.

 

Les complications

 

Elles sont rares, mais comme dans toute chirurgie peuvent survenir. Cette liste est non exhaustive.

 

  • Infection
  • Troubles de la cicatrisation cutanée
  • Défaut de consolidation osseuse
  • Phlebite
  • Hématome
  • Raideur
  • Hypo ou hyper-correction
  • Récidive
  • Algodystrophie